Des textes finement charpentés, des
mélodies langoureuses dans lesquelles il fait bon se
lover, Colin Chloé a tout pour séduire. Daucuns
verront du folk en cet album joliment produit,
dautres y entendront du rock : les musiques
sont miscibles chez ce Breton, concourant toutes à un
univers précis, posé, qui vagabonde lesprit et
charrie des ambiances, des situations et des êtres, tous
à fleur de mots, à portée d « Appeaux ».
Originaire de Lorient, Eric Le Corre, alias
Colin Chloé, a déjà un long parcours derrière lui.
Blues à ses débuts puis sous forte influence indé, il
commence à composer ses propres chansons au sein
dEric Et Son Banc, un trio chanson basse-guitares,
avant daller sinstaller dans la région
brestoise en 1998. Cest en 2004 quil crée
Colin Chloé, un pseudo emprunté à « LEcume des
Jours » de Boris Vian , qui souligne son amour de la
littérature . Ce nouveau nom lui porte chance, car il
est sélectionné par les Inrockuptibles dans le cadre de
leur opération CQFD en 2004, grâce au titre « Le Vin
de l'Assassin » .
Après une succession de concerts, Colin
achète le matériel nécessaire et installe un studio
dans le sous-sol de sa maison. Lenregistrement de
son premier album solo va alors sétaler sur plus
dun an. Il sadjoint les services de
Christophe Le Bris (Miossec) à la basse et Fabrice
Louisin à la batterie pour soutenir ses compositions. On
retrouve également Gaëlle Kerrien au chant,
connue notamment pour ses collaborations avec Yann
Tiersen .
Plein de doutes quant au résultat de ce
travail en « solitaire », Colin contacte
Bruno Green (Miossec, Mr Roux, Santacruz, Starboard
Silent Side ) pour laider à finaliser
lalbum. Mais celui-ci est totalement sous le charme
du travail déjà fait, et il encourage Colin à
poursuivre seul, ne lui prodiguant que quelques conseils
avisés.
« Appeaux » est enfin né :
canevas méticuleux de guitares acoustiques et
électriques féminines, devenant parfois rugueuses et « neil
younguiennes », soutien de claviers organiques,
rythmiques discrètes mais présentes, ce premier
album démontre tout le talent de Colin Chloé pour
habiller ses chansons. Des ballades lyriques (« Laissant
Quimper », « Mortimer », « Les
Equilibristes »), des rocks mid-tempo hypnotiques
et oniriques, (« La Fille de Leau », « Chamade »,
« Au Repos »), des titres plus folks et
mélancoliques (« Lévasion »),
ou militant (« Le Jardin des Orangers ») .
De splendides mélodies qui servent les mots
dun très bel auteur, soutenus par la poésie
de Charles Baudelaire ( « Le Vin de lAssassin »
), de Guillaume Apollinaire ( « Laissant Quimper »),
ou dune phrase emprunté à Pascal Quignard ( « Appeau »
) .On se laisse totalement emporter par cette voix sûre
et claire, par ces portraits dhommes perdus,
amoureux, torturés. Car ne nous y trompons pas, Colin
Chloé est avant tout un conteur dhistoires.
« Cet album
à la réalisation délicate inscrit Colin dans
le club fermé des songwriters français prêt à
reprendre le flambeau de Miossec... » LONGUEUR
D'ONDES
«Tout d'un
grand ....Appeaux est une uvre d'une étonnante
maturité, un coup d'essai qui appelle des lendemains qui
chantent » XROADS
« Colin
Chloé a tout pour plaire On désire aller
plus loin dans une si riche découverte » CHORUS
« Cette
voix hypnotisante parle sans vraiment chanter. L'atmosphère
y est intime, douce, quelques fois mélancolique, mais
toujours poétique. On plonge alors dans des chroniques
de vie. On se laisse porter dans cet imaginaire, cet
univers onirique proche de la nature » LE
TELEGRAMME
« ce disque
nest composé que de splendides ballades ( )
de rock mid-tempos hypnotiques et éthérés ( ) ou
de titres aux ambiances plus folk ( ). On se laisse
emporter par cette voix profonde et sûre » MAZOUT